13.07.2008
Les travailleurs béninois dans les rues pour des mesures sociales contre la flambée des prix
Cotonou(Bénin) Des milliers de travailleurs béninois, tant du secteur public que privé, ont marché ce jeudi matin à travers les rues de Cotonou, pour exiger du gouvernement du président Yayi Boni, la prise de mesures sociales contre la flambée des prix des produits de première nécessité.
Partis de la Bourse du Travail pour le ministère béninois de la fonction publique et du Travail, soit un parcours de plus cinq kilomètres, les manifestants ont chanté et scandé des slogans hostiles au gouvernement du président Yayi Boni.
« Yayi Boni, nous voulons des mesures sociales contre la flambée des prix des produits de grandes consommations » ; « Nous disons non à la cherté de la vie au Bénin » ; « Nos salaires sont trop infimes devant les prix des produits de première nécessité » , ont-ils crié sans cesse tout au long de leur parcours.
Ainsi, dans une motion de protestation, lue au ministre béninois de la fonction publique et du Travail, Emmanuel Tiando, le porte parole des manifestants, Georges Glèlè, a dénoncé et condamné « la hausse exponentielle des prix», notamment des produits pétroliers et du ciment.
« Le gouvernement béninois a décidé le 30 juin dernier, d’augmenter les prix des produits de premières nécessité, notamment du ciment et des produits pétroliers », a-t-il rappelé.
Ainsi, avec cette nouvelle augmentation des prix des produits de premières nécessités, le prix de la tonne du ciment passe de 69 000 francs CFA à 80 000 francs CFA.
De même, a-t-il révélé, les prix des produits pétroliers, notamment l’essence coûte désormais 500 francs CFA le litre au lieu de 475 francs CFA ; le Gasoil à 480 francs CFA au lieu de 430 francs CFA ; le Mélange à 585 francs CFA contre 560 francs CFA et le Gaz domestique à 480 fcfa le Kilogramme contre 420 FCFA.
Le prix litre du pétrole lampant (350 FCFA) reste inchangé.
« Face à cette situation, le gouvernement du président Yayi Boni, s’est refusé de prendre des mesures idoines pour la sauvegarde du pouvoir d’achat des travailleurs érodé par cette hausse continuelle des prix des produits de première nécessité », a-t-il déclaré.
A cet effet, a-t-il indiqué, les Centrales et confédérations des travailleurs du Bénin, exigent du pouvoir en place, la hiérarchisation des salaires des travailleurs des secteurs privés et parapublic ; le relèvement du SMIG à hauteur de 25 pour cent dans les secteurs d’activités du pays.
Les manifestants demandent également, le relèvement du point d’indice à hauteur de 25 pour cent dans la fonction publique, la suppression de la TVA sur les factures d’électricité et d’eau et la réduction du train de vie de l’Etat.
En répondant à la doléance des travailleurs béninois, le ministre Emmanuel Tiando, a laissé entendre les préoccupations de l’équipe gouvernementale face à cette situation « difficile » que traverse l’ensemble de la population béninoise.
« Le gouvernement du président Yayi Boni ne peut pas rester insensible face à vos doléances. A cet effet, les secrétaires généraux des différentes confédérations et centrales syndicales vont se retrouver avec les membres du gouvernement dans les tous prochains jours autour de la table des négociations pour discuter des problèmes des travailleurs béninois », a-t-il annoncé.
MT/aft/APA 10-07-2008
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08.06.2008
Insécurité à Cotonou : LA VILLE QUADRILLEE PAR LES BANDITS DEPUIS TROIS MOIS.
Cotonou, le 6 juin 2008 - Quelque chose se passe à Cotonou depuis quelques mois .Elle est aussi grave qu’intolérable. Une bande organisée de jeunes délinquants terrorise les paisibles populations dans certains quartiers de la ville. La méthode utilisée est totalement nouvelle .
A bord d’une moto communément appelée djênanan, munis de machettes et de coutelas, ils sillonnent de nuit comme de jour les vons et les agglomérations guettant, leurs victimes.
Si vous êtes malchanceux, vous subissez la fatalité de la manière suivante : deux motos surgissent, vous êtes subitement pris dans un étau, à la moindre réaction, les délinquants vous mettent sous la menace de deux coupe- coupe bien aiguisés. En trente secondes au plus vous êtes dépossédés de votre moto et de tous ce dont vous disposez .
Celui qui est à pieds est dépossédé de son portable et de son argent. Les personnes les plus visées sont les bonnes dames qui se lèvent tôt pour se rendre au marché Dantokpa ou à Lomé. Les motos les plus visées sont les motos de marque japonnaise appelés « dream ».
De nos investigations , il ressort que ces délinquants pour tromper la vigilance de leurs victimes arborent les chemises jaunes des conducteurs de taxi moto, remorquent les clients naïfs pour en faire ce qu’ils veulent .Aucune heure n’est privilégiée .Tous les moments de la journée sont bons. Des victimes, il y en a eu déjà des dizaines.
Cette affaire crée une psychose généralisée au sein des populations de Cotonou qui ne savent plus ou mettre la tête. Cette situation aux dires de nombreux observateurs créeraient d’énormes manques à gagner pour l’état béninois.
On peut donc envisager que si rien n’est fait pour décourager ce nouveau fléau, l’émergence tant prônée par le chef de l’état en prendrait un coup. C’est pour cela que Félix HESSOU, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique est appelé à la rescousse.
Avec la police mobilisée derrière lui et capable de relever de grand défi, nous espérons qu’on en aura bientôt fini avec ces grands bandits. Les choses iront encore plus vite si les populations aident la police en fournissant des informations promptes et fiables. Ensemble avec la police nationale, sécurisons notre cadre de vie.
Dimitri FAGNON
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21.05.2008
Le Béninois Justin Savi dispute un Championnat intercontinental de boxe, en juin à Cotonou
Le jeune pugiliste béninois Justin Savi sera aux prises avec l’Argentin Pastor Humberto Maurin, le 7 juin prochain à Cotonou, dans le cadre du Championnat intercontinental de boxe IBF de la catégorie de poids plumes, a appris, samedi, APA, de source officielle.
Selon cette même source proche de la Fédération béninoise de boxe (FBB), ce combat professionnel se déroulera en douze rounds de trois minutes chacune.
A âgé de 24 ans, Justin Savi a, à son actif, 16 combats, tous sanctionnés par victoires, dont 10 par KO.
Quant à son challenger, l’Argentin Pastor Humberto Maurin (40 ans), il a, en 59 combats, remporté les 49 victoires (dont 27 KO) et concédé 10 défaites.
source:APA
22:06 Publié dans actus beninoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.05.2008
Après les rumeurs sur sa mort:Mathieu Kérékou fait l’aumône à Zongo
Un peu comme pour dire qu’il est encore vivant, contrairement aux informations qui ont alimenté ces derniers jours la rumeur, l’ancien président de la République Mathieu Kérékou, s’est promené le mardi dernier au quartier Zongo et a eu le temps de prendre un bain de foule. Il n’a pas manqué de distribuer au passage, des billets de banque aux enfants.
Complètement flagada, les traits tirés- l’âge oblige- (il a 75 ans)- celui qui avait été donné pour mort est « ressuscité » le mardi dernier. Habillé d’un survêtement de couleur bleue, chaussé de baskets de la même couleur, l’ancien président de la République Mathieu Kérékou, puisque c’est de lui il s’agit, est sorti de sa résidence des Filaos pour arpenter quelques rues de la ville de Cotonou. Après avoir fini son jogging quotidien son domicile le mardi dernier à 7 heures, Mathieu Kérékou a brulé la politesse à sa garde rapprochée et est sorti de son domicile. Il a d’abord fait semblant de vouloir prendre de l’air à l’entrée de son domicile. Le militaire de faction a été pris au jeu et ne s’est même pas rendu compte de la disparition de l’ex-président de la république. Mathieu Kérékou a pris à pied la voie longeant le ministère de la justice, de la législation et des droits de l’homme, le Collège de Cheminots jusqu’à la mosquée centrale de Zongo. Tous ceux qui l’ont reconnu en cette heure matinale l’ont salué avec déférence. Il leur a répondu avec la même chaleur. C’est plutôt les enfants qui ont eu plus de chance. Tous les enfants âgés de moins de 10 ans que Kérékou rencontrait sur son chemin avaient eu droit à ses faveurs. A chacun d’eux, Kérékou a remis un billet de 2000 francs Cfa craquants. Au niveau de la mosquée centrale Zongo, il a également distribué des billets de banque aux mendiants sous les ovations d’une immense foule qui l’avait envahi. Entre-temps sa garde rapprochée s’est rendue compte de sa disparition et s’est mise à sa recherche. C’est un peu après 8 heures que le président Mathieu Kérékou est revenu à pied à la maison, accompagné de ses fans et de sa garde rapprochée qui l’a enfin retrouvé.
Boubacar Boni Biao
22:59 Publié dans actus beninoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mathieu, kerekou, benin
15.05.2008
Les Béninois de moins en moins portés vers le ménage polygamique
La polygamie commence à perdre du terrain au Bénin, ce type de mariages étant de plus en plus considéré comme relevant de « pratiques ancestrales », même dans la tranche d'âge des quinquagénaires.
La polygamie « n'est plus de la norme au Bénin », révèlent les résultats de la troisième enquête démographique et de santé, réalisée en 2006 par l'institut national de la statistique et de l'analyse économique (INSAE).
« Entre 1996 et 2006, le taux de polygamie a baissé de 8 points chez les femmes, passant de 50 à 42 pour cent, en 10 ans ». cette baisse est de 3 points entre 2001 et 2006.
Selon la même source, la pratique perd du terrain chez les hommes, où elle est passée de « 33 pour cent en 1996 à 29 pour cent en 2006 », même parmi les plus de 64 ans ».
La sociologue Gisèle Hounkpatin évoque trois raisons, pour expliquer le rapport des jeunes au mariage à plusieurs épouses.
« Autrefois, la polygamie permettait aux familles de se doter de bras valides comme main d'?uvre gratuite, pour les activités champêtres », a-t-elle indiqué.
De nos jours, a-t-elle ajouté, l'agriculture n'attire plus ni les femmes, ni les enfants « utilisés » comme main d'?uvre au profit exclusif des chefs de familles nombreuses.
Pour Madame Hounkpatin, cette contrainte est doublée des obstacles financiers, l'entretien des épouses étant rendu plus difficile par le renchérissement du coût de la vie.
« Aujourd'hui, au Bénin, a-t-elle souligné, nul n'est polygame sans un minimum de moyens financiers. La charge que constitue à nos jours la polygamie exige des moyens financiers hors de portée des jeunes Béninois », notamment en tenant compte des niveaux de salaires, de ceux qui travaillent.
L'arsenal juridique est un dernier écueil et pas le moindre. Depuis l'entrée en vigueur, le 24 août 2004, de la loi portant code des personnes et de la famille, seul le mariage monogamique est reconnu au Bénin.
« Auparavant, les hommes pouvaient épouser deux ou trois femmes et ces différents mariages étaient célébrés par le maire. Ce qui imposait, à l'Etat de faire jouir à toutes les conjointes, les mêmes avantages du mariage », a rappelé Gisèle Hounkpatin.
Les nouvelles dispositions juridiques ne permettent la reconnaissance par l'officier d'Etat civil, que d'une seule union, donc des droits reconnus à une seule épouse. Une manière de lutter contre les conflits liés aux droits successoraux en cas du décès du mari.
source :APANEWS
21:58 Publié dans actus beninoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : polygamie, benin, Gisèle Hounkpatin
28.04.2008
Elections municipales et locales au Bénin, le debut d'un fiasco annoncé
Ceux, des observateurs de la scène politique qui citaient le Bénin en exemple de laboratoire de démocratie en Afrique de l’Ouest, doivent déchanter aujourd’hui. En effet, à la lumière de l’organisation chaotique des élections municipales et locales couplées du 20 avril dernier, le Bénin, de champ de l’excellence en matière de démocratie, se mue brutalement, en champ de laideur.
Pire, des cas de fraudes excessives sont dénoncées dans certaines circonscriptions électorales, impliquant parfois des membres et même des responsables de la Commission électorale nationale autonome (CENA). Ceux-ci se trouvent pratiquement au même niveau d’information que les électeurs, c’est-à-dire ignorent tout de la nouvelle donne des élections couplées. Ainsi, les membres de la CENA sont-ils disqualifiés pour l’organisation de ces scrutins qui constituent, comme nous l’avions relevé dans ces mêmes colonnes, un défi démocratique pour le Bénin.
Le pouvoir est simplement en train de donner raison aux opposants qui criaient, avant la tenue des élections proprement dites, à la présence du loup dans la bergerie. Nicephore Soglo, le maire sortant de Cotonou, avait même comparé de façon très négative, le Bénin actuel au Togo de Feu le Général Eyadema.
Pour le Bénin et surtout pour Yayi Boni dont on avait apprécié dès le début, l’esprit de rigueur et de rationalité, c’est la cassure totale. Aujourd’hui, l’homme sert une image dégradante de son pays à la face du monde, une image qui colle plus aux vieux régimes essoufflés et en pleine dérive monarchisante. Pourtant, si le Bénin avait continué sur sa lancée des années 90, qui avait ouvert l’ère démocratique, il aurait poli davantage son label de phare de l’Afrique de l’Ouest.
source: grioo.com
20:19 Publié dans actus beninoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.04.2008
Le Bénin à l’abri de la famine grâce à une bonne production agricole
APA-Cotonou (Bénin)
Les productions vivrières, animale et halieutique enregistrées au Bénin, au cours de la campagne agricole 2007-2008, procurent des ressources globalement suffisantes pour mettre le pays à l’abri de la famine, selon le ministre béninois de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche, Roger Dovonou.
«Le volume de la production agricole béninoise au cours de la campagne agricole 2007-2008 a connu un excédent de plus de 587 626 tonnes par rapport à la campagne précédente et avoisine 7 249 100 tonnes contre 6 662 374», a indiqué M Dovonou au cours d’un entretien avec APA.
Selon les données de la campagne agricole 2007-2008, cette hausse du volume de la production agricole est beaucoup plus accentuée au niveau des productions végétales et des cultures industrielles.
Selon un document du ministère béninois de l’agriculture, le volume de la production des racines et tubercules a augmenté de 9,33%, passant de 4 977 841 tonnes en 2006 à plus de 5 442124 tonnes en 2007 alors que la production des céréales et légumineuses a relativement baissé.
La production céréalière a diminué de 6,83%, passant de 1 095 505 tonnes en 2006 à 1 020 734 tonnes 2007 tandis que celles des légumineuses a connu une légère augmentation de 0,37% entre 2006 (223 664 tonnes) et 2007 (224 499 tonnes).
Pour ce qui est de la production maraîchère, elle a augmenté de 2%, passant de 303 154 tonnes en 2006 à 309 623 tonnes en 2007, poursuit le même document du ministère de l’agriculture, ajoutant que la production des cultures industrielles, notamment le Coton a augmenté de 12%, passant de 240 618 tonnes en 2006 à 268 054 tonnes en 2007.
Le ministère de l’agriculture a mis cette hausse de la production végétale en 2007 sur le compte notamment de l’augmentation des superficies des terres emblavées par les paysans béninois. Celles-ci ont augmenté de plus 707 745 hectares au cours de la campagne agricole 2007-2008, passant de 2 008 460 hectares en 2006 à 2 729 486 hectares en 2007.
En ce qui concerne la production animale, le ministère de l’agriculture a estimé les effectifs du cheptel national pour l’année 2007 à 1 857 000 bovins, 2 216 000 petits ruminants, 327 000 porcins, 14 445 000 volailles, 64 000 lapins et 52 000 aulacodes.
Ces effectifs auraient pu être plus importants si le cheptel national n’avait pas été menacé par la grippe aviaire de souche hautement pathogène et la résurgence de la peste porcine africaine avec 18 foyers enregistrés en 2007 contre 5 foyers en 2008.
Au niveau de la production halieutique, le ministère de l’agriculture a indiqué que celle-ci a enregistré une baisse de 5,6% entre 2006 (38 550 tonnes) et 2007 (36 386 tonnes).
Le ministre béninois de l’agriculture a encouragé les paysans du Bénin à poursuivre et à renforcer leurs actions afin de garantir à la population de notre pays, non seulement les productions vivrières, en quantité et en qualité, mais aussi les productions d’exportation pour l’amélioration des leurs revenus et l’accroissement des devises de l’Etat.
MT/lmm APA 19-04-2008
source: beninInfo.com
01:24 Publié dans actus beninoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le Bénin à l’abri de la famine grâce à une bonne production agri
18.04.2008
Le Bénin décrète un deuil de trois jours en mémoire d’Aimé Césaire
APA - Cotonou (Bénin) Le gouvernement béninois a décrété un deuil national de trois jours à compter du vendredi 18 avril pour rendre un hommage au poète martiniquais, Aimé Césaire, décédé jeudi matin à l’âge de 94 ans , a appris APA de source officielle.
Selon un communiqué du conseil extraordinaire publié jeudi soir à Cotonou, le peuple béninois à travers son gouvernement exprime sa grande compassion à la famille de l’illustre disparue et à tout le peuple Martiniquais.
"Durant les trois jours de deuil, tout le peuple béninois s’incline devant la mémoire du grand poète Aimé Césaire", indique la même source
Né le 26 juin 1913, à Basse Pointe en Martinique, Aimé Césaire a commencé par écrire en 1936 et s’est rendu célèbre avec des œuvres littéraires majeures comme, Cahier d’un retour au pays natal (Poésie 1939), La Tragédie du roi Christophe (théâtre 1963), publiés chez Présence Africaine.
Il s’est engagé en politique dans les rangs du Parti communiste français qu’il quittera en 1956 pour fonder deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM).
En 1945 il devient maire de Fort-de-France et député de la Martinique. Son Discours sur le colonialisme (1950) va montrer sous la forme du pamphlet toute son hostilité au colonialisme européen.
La politique, la poésie mais aussi le théâtre. Césaire est, également, dramaturge. Sa pensée se trouve au carrefour de trois influences: la philosophie des Lumières, le panafricanisme et le marxisme.
MT/of/APA 17-04-2008
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27.03.2008
Plus de 15 milliards CFA de l’UE pour lutter contre les inondations à Cotonou
APA-Cotonou (Bénin) L’Union européenne va débloquer 15,3 milliards de francs CFA (36.230.000 dollars) avant la fin de cette année pour lutter contre l’inondation de la ville de Cotonou, a appris APA mercredi de source officielle.
Selon cette source proche du ministère béninois des Travaux publics, ce fonds de l’Union européenne sera destiné à la réalisation des caniveaux servant de réceptacles des eaux de ruissellement.
De source proche de la municipalité de Cotonou, du fait de sa position en dessous du niveau de la mer, il faut plus de 250 milliards CFA (591.993.835 dollars) pour sauver la ville des effets dramatique des inondations qui frappent durement certains quartiers dès les premières pluies.
Interrogé par APA, Delphin Gandonou, géographe spécialisé en aménagement du territoire, a estimé que le phénomène des inondations qu’on observe à chaque saison pluvieuse à Cotonou, peut s’expliquer par le fait que la capitale économique béninoise est située dans une zone de forte dépression avec une côte d’environ 2,02 mètres en dessous de la mer.
« Le niveau de la ville de Cotonou est bas par rapport à celui de la mer », a-t-il expliqué, précisant que dans ce cas, l’eau de pluie a toute la facilité pour envahir la ville dès qu’il y aura le moindre débordement.
Pour ce géographe aménagiste, l’inondation de la ville pourrait s’expliquer également par le fait que la nappe phréatique est à fleur de sol.
« Avec une nappe phréatique affleurante (4 m de profondeur), la capacité d’infiltration de l’eau de pluie dans le sol demeure très faible », a-t-il expliqué.
MT/od/APA 26-03-2008
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