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26.05.2008
Des milliers de Mozambicains fuient l'Afrique du Sud
Des dizaines de milliers d'immigrés, effrayés par les violences xénophobes, continuaient lundi à fuir l'Afrique du Sud ou à se regrouper dans des camps de fortune, bien que le président Thabo Mbeki ait tenté de calmer les esprits, trop tard selon les critiques.
Les violences à Johannesburg, épicentre des attaques qui ont fait au moins 50 morts et des centaines de blessés en deux semaines, semblaient s'atténuer, la police signalant seulement quelques incidents sporadiques.
"C'est très, très tranquille, à part quelques masures vides incendiées à Katlehong", un bidonville de la banlieue est de Johannesburg, a déclaré lundi matin à l'AFP Govindsamy Mariemuthoo, porte-parole de la province du Gauteng, où se trouve la capitale économique du pays.
"Nous faisons des patrouilles et surveillons la situation", a-t-il ajouté.
Plus de 35.000 immigrés ont toutefois déjà déserté les townships pour se réfugier sur des terrains vagues près de commissariats ou dans des centres sociaux, dans des conditions sanitaires préoccupantes en ce début d'hiver austral, marqué par des températures nocturnes voisines de zéro.
Des dizaines de milliers d'étrangers, dont plus de 26.000 Mozambicains, ont préféré rentrer dans leurs pays.
Le président Mbeki, très critiqué pour son absence du devant de la scène depuis le début des violences le 11 mai, s'est adressé pour la première fois à la Nation dimanche soir, condamnant les "actes honteux" qui ont "terni le nom du pays".
"Jamais depuis la naissance de notre démocratie nous n'avons vu une telle inhumanité", a-t-il continué, dénonçant des "meurtres commis de sang froid, des attaques brutales, des pillages".
Ces violences "contredisent tout ce que notre libération de l'apartheid représente", a-t-il dit dans ce message retransmis par les radios et télévisions du réseau public SABC.
"C'était un très bon discours, mais il intervient trop tard", a cependant estimé lundi un analyste de l'Institut sud-africain pour les relations entre les races, Sipho Seepe. "Le défi, ce n'est pas de condamner, mais de prendre des mesures immédiates quand il y a du grabuge dans le pays", a-t-il déclaré sur la radio publique SAFM.
Dans la journée, plusieurs ministres s'étaient rendus dans certains des énormes bidonvilles de la métropole sud-africaine pour tenter d'apaiser les tensions.
Le chef du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), Jacob Zuma, habituellement très populaire, a été hué à Springs, dans la banlieue est, par une foule en colère demandant que les étrangers quittent le pays et que le gouvernement améliore les conditions de vie dans les quartiers pauvres.
Nombre de Sud-Africains reprochent aux étrangers de prendre des emplois et de contribuer à la criminalité dans la première puissance économique du continent, où le chômage et la misère touchent toutefois quelque 40% de la population.
"Ce n'est pas en vous battant que vous résoudrez vos problèmes, vous ne ferez au contraire que les exacerber", a déclaré Zuma, favori pour la présidence de la République en 2009.
"Dites (aux dirigeants africains) de dire à leurs peuples de ne pas venir nous embêter dans notre pays! Ils se nourrissent sur la bête!", a lancé un jeune homme, soulevant un hurlement collectif d'approbation.
Des dizaines de milliers d'étrangers fuient l'Afrique du Sud. Plus de 26.000 Mozambicains ont déjà regagné leur pays, selon le directeur de l'Institut national de gestion des catastrophes, Joao Ribeiro.
Le gouvernement mozambicain a affrêté 19 autobus pour rapatrier ses ressortissants et ouvert trois centres de transit pour les accueillir.
Le président Armando Guebuza s'est rendu lundi dans celui de Belualane, à environ 20 km de Maputo, où il a appelé une centaine de rapatriés, à se réinstaller dans le pays et à y chercher un nouvel emploi.
21:31 Publié dans actus africaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : http://www.europe1.fr/var/europe1/storage/images/info/actualite-
Zimbabwe: Mugabe menace d'expulser l'ambassadeur américain
Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a menacé dimanche, d'expulser l'ambassadeur américain, James McGee, qu'il accuse d'ingérence dans les affaires internes du pays. Le chef de l'Etat zimbabwéen, qui lançait officiellement dimanche sa campagne en direction du second tour de la présidentielle, prévu le 27 juin, a déclaré que l'ambassadeur américain apportait un soutien actif à l'opposition dans le but de le chasser du pouvoir.
Il y a deux semaines, le diplomate américain avait été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où une note de protestation lui avait été remise pour dénoncer son implication dans la politique locale.
“J'attends tout juste de voir s'il (McGee) va prendre de nouvelles initiatives malheureuses, il s'en ira alors. Je l'expulserai du pays”, a martelé le président Mugabe. “Les ambassadeurs sont censés agir conformément à certains principes. C'est le Zimbabwe, ce pays n'est pas une excroissance des Etats- unis”, a-t-il déclaré.
Les relations entre le Zimbabwe et les Etats-unis sont tendues depuis des années du fait des accusations de Washington contre le gouvernement du président Mugabe, qui violerait les droits de l'Homme et réprimerait les opposants politiques. Harare rejette ces allégations, accusant plutôt Washington de comploter pour chasser Mugabe du pouvoir afin de mettre un terme à sa réforme foncière.
source : Grioo.com
20:54 Publié dans actus africaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Zimbabwe, Mugabe, menace, d'expulser, l'ambassadeur, américain
21.05.2008
le journaliste Moussa Kaka est en prison depuis neuf mois
« Moussa Kaka, Niamey, RFI ». Voilà une voix que l'on n’a pas entendu depuis bien longtemps, sur les ondes de Radio France Internationale (RFI). Depuis que le journaliste a été arrêté en septembre 2007, et inculpé de « complicité de complot contre l'autorité de l'Etat », pour avoir eu des contacts avec les rebelles touareg. Incarcéré à la prison civile de Niamey, ce correspondant de RFI et de Reporters sans frontières (RSF) au Niger, par ailleurs directeur de la station indépendante Radio Saraouniya, encourt la prison à vie pour avoir fait son travail de journaliste. Puisqu'il ne peut plus parler de son pays, d'autres voix s'élèvent pour dénoncer les conditions arbitraires de son arrestation. Depuis neuf mois, la presse nigérienne et internationale, ainsi que les organisations de soutien, se mobilisent pour obtenir sa libération.
Le 15 mai, la Cour de cassation du Niger a rejeté le pourvoi formé par le journaliste, dans lequel il demandait l'invalidation des écoutes téléphoniques servant à l'accuser, ainsi que sa demande de libération provisoire. L'instruction a été renvoyée à son point de départ.
Retour sur les étapes d'une arrestation spectaculaire
Le 20 septembre 2007, aux environs de dix-huit heures, des policiers en civil interpellent Moussa Kaka dans les locaux de Radio Saraouniya, à Niamey. Le journaliste est conduit à la gendarmerie, son domicile perquisitionné et la police saisit le brouillon d'un reportage envoyé à RFI. À ce moment, aucun motif officiel n'est encore donné pour justifier cette arrestation, la loi nigérienne autorisant la gendarmerie à garder à vue un suspect pendant vingt-quatre heures avant de lui permettre de voir un avocat.
Quatre jours plus tard, Moussa est écroué à la prison civile de Niamey. Le parquet ne lui a toujours pas notifié le motif de son incarcération, comme la loi l'oblige, et il n'a pas été formellement inculpé au terme de sa garde à vue.
Le 26 septembre, Moussa comparaît devant le procureur. Il est inculpé de « complicité de complot contre l'autorité de l'État », sur la base d'un acte d'accusation principalement fondé sur des écoutes téléphoniques du journaliste. Écoutes dont l'accusation ne peut justifier de base légale. Il est accusé d'avoir eu des contacts réguliers avec la rébellion touarègue du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), et notamment avec l'un de ces chefs, Agali Alambo. En effet, depuis l'apparition de ce mouvement rebelle dans le nord du pays en février 2007, Moussa a largement rendu compte des affrontements meurtriers entre le MNJ et l'armée nigérienne, n'hésitant pas à donner la parole à ce chef touareg. Il a obtenu des interviews exclusives et des images de la situation sur le terrain. Adama Harouna, le procureur, lui reproche sa « connivence » avec les rebelles. Il encourt la prison à perpétuité.
Le journaliste nie et dénonce un coup monté. RSF parle d'un acte d'accusation « inconsistant et absurde », soulignant que tout ce qui peut être reproché à Moussa « entre dans le cadre normal de son métier de journaliste ». La presse nigérienne privée, RFI, Amnesty International et la plupart des organisations de défense de la liberté de la presse et des droits de l'homme se mobilisent pour réclamer sa remise en liberté, au moyen notamment d'un appel à signatures (moussa@rsf.org et liberezmoussa@rfi.org).
Fin novembre, le juge d’instruction chargé de l'affaire écarte les écoutes téléphoniques comme élément de preuve de la culpabilité de Moussa, mais le procureur fait appel de cette décision. Au cours de l’audience devant la Cour d'appel, en janvier 2008, les avocats du journaliste font valoir que les écoutes téléphoniques ont été réalisées de manière "secrète, clandestine et anonyme" et qu’elles n’entrent dans "aucun cadre légal".Ces conversations téléphoniques entre Moussa et Agali Alambo sont des échanges professionnels entre un journaliste et sa source. Le 12 février, les magistrats se prononcent : les écoutes versées au dossier sont recevables. La demande de remise en liberté est rejetée, et un autre juge d'instruction est nommé. Retour au point de départ.
Le 12 mars 2008, le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), l'organe de régulation des médias, ordonne la suspension de RFI en territoire nigérien, accusant la station d'avoir jeté un « discrédit » sur « les institutions de la République » lors de la journée de solidarité avec Moussa Kaka, deux jours plus tôt. Au cours de cette journée, le jingle « Moussa Kaka, Niamey, RFI » a été largement diffusé sur les ondes.
source: grioo.com
22:10 Publié dans actus africaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le journaliste, Moussa, Kaka, prison
Le Béninois Justin Savi dispute un Championnat intercontinental de boxe, en juin à Cotonou
Le jeune pugiliste béninois Justin Savi sera aux prises avec l’Argentin Pastor Humberto Maurin, le 7 juin prochain à Cotonou, dans le cadre du Championnat intercontinental de boxe IBF de la catégorie de poids plumes, a appris, samedi, APA, de source officielle.
Selon cette même source proche de la Fédération béninoise de boxe (FBB), ce combat professionnel se déroulera en douze rounds de trois minutes chacune.
A âgé de 24 ans, Justin Savi a, à son actif, 16 combats, tous sanctionnés par victoires, dont 10 par KO.
Quant à son challenger, l’Argentin Pastor Humberto Maurin (40 ans), il a, en 59 combats, remporté les 49 victoires (dont 27 KO) et concédé 10 défaites.
source:APA
22:06 Publié dans actus beninoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.05.2008
Après les rumeurs sur sa mort:Mathieu Kérékou fait l’aumône à Zongo
Un peu comme pour dire qu’il est encore vivant, contrairement aux informations qui ont alimenté ces derniers jours la rumeur, l’ancien président de la République Mathieu Kérékou, s’est promené le mardi dernier au quartier Zongo et a eu le temps de prendre un bain de foule. Il n’a pas manqué de distribuer au passage, des billets de banque aux enfants.
Complètement flagada, les traits tirés- l’âge oblige- (il a 75 ans)- celui qui avait été donné pour mort est « ressuscité » le mardi dernier. Habillé d’un survêtement de couleur bleue, chaussé de baskets de la même couleur, l’ancien président de la République Mathieu Kérékou, puisque c’est de lui il s’agit, est sorti de sa résidence des Filaos pour arpenter quelques rues de la ville de Cotonou. Après avoir fini son jogging quotidien son domicile le mardi dernier à 7 heures, Mathieu Kérékou a brulé la politesse à sa garde rapprochée et est sorti de son domicile. Il a d’abord fait semblant de vouloir prendre de l’air à l’entrée de son domicile. Le militaire de faction a été pris au jeu et ne s’est même pas rendu compte de la disparition de l’ex-président de la république. Mathieu Kérékou a pris à pied la voie longeant le ministère de la justice, de la législation et des droits de l’homme, le Collège de Cheminots jusqu’à la mosquée centrale de Zongo. Tous ceux qui l’ont reconnu en cette heure matinale l’ont salué avec déférence. Il leur a répondu avec la même chaleur. C’est plutôt les enfants qui ont eu plus de chance. Tous les enfants âgés de moins de 10 ans que Kérékou rencontrait sur son chemin avaient eu droit à ses faveurs. A chacun d’eux, Kérékou a remis un billet de 2000 francs Cfa craquants. Au niveau de la mosquée centrale Zongo, il a également distribué des billets de banque aux mendiants sous les ovations d’une immense foule qui l’avait envahi. Entre-temps sa garde rapprochée s’est rendue compte de sa disparition et s’est mise à sa recherche. C’est un peu après 8 heures que le président Mathieu Kérékou est revenu à pied à la maison, accompagné de ses fans et de sa garde rapprochée qui l’a enfin retrouvé.
Boubacar Boni Biao
22:59 Publié dans actus beninoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mathieu, kerekou, benin
Afrique du Sud: des milliers d'étrangers fuient les attaques racistes
Des milliers d'immigrés, en particulier des Zimbabwéens, fuient leurs maisons dans les townships de Johannesburg après des attaques xénophobes qui ont gagné les quartiers pauvres du centre-ville, faisant au moins 22 morts depuis une semaine.
Des bandes de Sud-Africains écument les anciens ghettos noirs et zones défavorisées de la capitale économique du pays. Munis de machettes et d'armes à feu, ils ont tué et blessé des étrangers, les forçant à fuir leurs masures en flammes et en immolant même certains par le feu.
Cette violence xénophobe a débuté le 11 mai dans le bidonville d'Alexandra, où deux personnes ont été tuées, et s'est étendue à d'autres ce week-end.
"Une actualisation du bilan montre que 22 personnes ont été tuées depuis le début des violences la semaine dernière et 217 ont été arrêtées", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police, Govindsamy Mariemuthoo.
"La nuit dernière (dimanche à lundi) a été relativement calme comparée aux précédentes. Nous avons eu quelques incidents et un meurtre a été signalé à Alexandra", a ajouté M. Mariemuthoo.
A Reiger Park, dans la banlieue d'East Rand, la violence a cependant repris lundi, avec des habitants forcés de quitter leur maisons incendiées. Près d'une cabane, un homme gisait, en sang, marqué de brûlures.
Une épaisse fumée a recouvert la zone toute la journée et les hélicoptères de la police scrutaient les rues à la recherche de nouveaux corps.
Un autre corps a été découvert. "Il a été tailladé et brûlé", a dit un policier montant la garde auprès du cadavre, ajoutant qu'il s'agissait sans doute d'un Malawite.
Dimanche, un immigré est aussi mort brûlé: ses assaillants l'ont ficelé dans sa couverture avant d'y mettre le feu. L'image de cette torche humaine faisait la "Une" des journaux.
"Tout ça, c'est la faute des Zimbabwéens. Ils faut qu'ils s'en aillent", a lancé une Sud-Africaine déclarant s'appeler Noxolo.
Les violences ont déplacé des milliers d'étrangers, accusés par beaucoup de Sud-Africains de prendre des emplois et d'être responsables de la criminalité.
Des centaines de personnes se sont réfugiées dans les centres sociaux et les postes de police des zones touchées, principalement la partie mal famée du centre-ville et les bidonvilles de l'est.
"La nuit dernière, nous avons accueilli plus de 2.000 personnes", a dit Mxolisi Koom, bénévole au centre civique de Germiston, proche d'un bidonville dans l'East Rand, à environ 40 kilomètres (25 miles) du centre.
Dans le quartier central de Cleveland, où six victimes ont été comptabilisées dimanche matin, "c'est très tendu, il n'y a vraiment rien d'ouvert", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la police Cheryl Engelbrecht, précisant qu'au moins 300 personnes s'étaient réfugiées au commissariat.
La majorité des immigrants arrivés en Afrique du Sud ces dernières années sont des Zimbabwéens qui fuient la crise politico-économique de leur pays. Leur nombre est estimé à trois millions.
Le président sud-africain Thabo Mbeki et le chef du parti du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) Jacob Zuma ont condamné ces attaques.
Le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) a pour sa part accusé lundi le gouvernement de "ne pas avoir pris convenablement en compte" la question de la xénophobie.
Le prix Nobel de la Paix Desmond Tutu a plaidé pour l'arrêt des violences.
"Je vous en prie arrêtez tout de suite ces violences", a déclaré l'ancien archevêque anglican du Cap. "Ce n'est pas une façon d'agir. Ce sont nos frères et nos soeurs. S'il vous plaît, s'il vous plaît, arrêtez."
Mgr Tutu a rappelé que pendant qu'ils luttaient contre le régime d'apartheid, des combattants sud-africains avaient été accueillis dans les pays voisins: "Nous ne pouvons les remercier en tuant leurs enfants. Nous ne pouvons déshonorer notre lutte par ces actes de violence".
22:50 Publié dans actus africaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique du sud, crimes, racistes
Jean Ziegler : "Nous allons vers une reféodalisation du monde"
Dans son nouvel essai, L'Empire de la honte (Fayard), qui paraît le 10 mars, le sociologue et intellectuel subversif genevois - aujourd'hui rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation de la commission de l'ONU pour les droits de l'homme - part à l'attaque des "sociétés transcontinentales privées". Accusées d'entretenir la famine, de détruire la nature et de subvertir la démocratie, elles étendent leur emprise sur le monde et veulent réduire à néant les conquêtes des Lumières. Pour leur résister, il faut retrouver l'esprit de la Révolution française et relever la tête, comme le fait déjà au Brésil le président Lula da Silva.
Votre livre s'intitule L'Empire de la honte. Quel est cet empire ? Pourquoi "de la honte" ? Quelle est cette honte?
Jean Ziegler : Dans les favelas du nord du Brésil, il arrive aux mères, le soir, de mettre de l'eau dans la marmite et d'y déposer des pierres. A leurs enfants qui pleurent de faim elles expliquent que "bientôt le repas sera prêt…", tout en espérant qu'entre-temps les enfants s'endormiront.
Mesure-t-on la honte éprouvée par une mère devant ses enfants martyrisés par la faim et qu'elle est incapable de nourrir?
Or l'ordre meurtrier du monde - qui tue de faim et d'épidémie 100 000 personnes par jour - ne provoque pas seulement la honte chez ses victimes, mais aussi chez nous, Occidentaux, Blancs, dominateurs, qui sommes complices de cette hécatombe, conscients, informés et, pourtant, silencieux, lâches et paralysés.
L'empire de la honte? Ce pourrait être cette emprise généralisée du sentiment de honte provoqué par l'inhumanité de l'ordre du monde. En fait, il désigne l'empire des entreprises transcontinentales privées, dirigées par les cosmocrates. Les 500 plus puissantes d'entre elles ont contrôlé l'an passé 52 % du produit mondial brut, c'est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète.
Dans votre livre, vous parlez d'une "violence structurelle". Qu'entendez-vous par là ?
Jean Ziegler : Dans l'empire de la honte, gouverné par la rareté organisée, la guerre n'est plus épisodique, elle est permanente. Elle ne constitue plus une crise, une pathologie, mais la normalité. Elle n'équivaut plus à l'éclipse de la raison - comme le disait Horkheimer -, elle est raison d'être même de l'empire. Les seigneurs de la guerre économique ont mis la planète en coupe réglée. Ils attaquent le pouvoir normatif des Etats, contestent la souveraineté populaire, subvertissent la démocratie, ravagent la nature, détruisent les hommes et leurs libertés. La libéralisation de l'économie, la "main invisible" du marché sont leur cosmogonie ; la maximalisation du profit, leur pratique. J'appelle violence structurelle cette pratique et cette cosmogonie.
Parlez également d'une "agonie du droit". Que veut dire cette formule?
Jean Ziegler : Désormais, la guerre préventive sans fin, l'agressivité permanente des seigneurs, l'arbitraire, la violence structurelle règnent sans entraves. La plupart des barrières du droit international s'effondrent. L'ONU elle-même est exsangue. Les cosmocrates sont au-dessus de toute loi. Mon livre fait le récit de l'effondrement du droit international, citant de nombreux exemples tirés directement de mon expérience de rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation.
Vous qualifiez la famine d'"arme de destruction massive". Quelles solutions préconisez-vous?
Jean Ziegler : Avec la dette, la faim est l'arme de destruction massive qui sert aux cosmocrates à broyer - et à exploiter - les peuples, notamment dans l'hémisphère Sud. Un ensemble complexe de mesures, immédiatement réalisable et que je décris dans le livre, pourrait rapidement mettre un terme à la faim. Il est impossible de les résumer en une phrase. Une chose est certaine : l'agriculture mondiale, dans l'état actuel de sa productivité, pourrait nourrir le double de l'humanité d'aujourd'hui. Il n'existe donc aucune fatalité: la faim est faite de main d'homme.
Certains pays sont écrasés, dites-vous, par une "dette odieuse". Qu'entendez-vous par "dette odieuse" et quelles solutions préconisez-vous ?
Jean Ziegler : Le Rwanda est une petite république paysanne de 26 000 km2, située sur la crête de l'Afrique centrale séparant les eaux du Nil et du Congo, et cultivant le thé et le café. D'avril à juin 1994, un génocide effroyable, organisé par le gouvernement hutu allié à la France de François Mitterrand, a provoqué la mort de plus de 800 000 hommes, femmes et enfants tutsis. Les machettes ayant servi au génocide ont été importées de Chine et d'Egypte, et financées, pour l'essentiel, par le Crédit Lyonnais. Aujourd'hui, les survivants, des paysans pauvres comme Job, doivent rembourser aux banques et aux gouvernements créanciers jusqu'aux crédits qui ont servi à l'achat des machettes des génocidaires. Voilà un exemple de dette odieuse. La solution passe par l'annulation immédiate et sans contrepartie ou, pour commencer, par un audit de celle-ci, comme le préconise l'Internationale socialiste ou comme l'a fait au Brésil le président Lula, pour ensuite la renégocier poste par poste. Dans chaque poste, il y a en effet des éléments délictueux – corruption, surfacturation, etc. - qui doivent être réduits. Des sociétés internationales d'audit, comme PriceWaterhouseCooper ou Ernst & Young, peuvent tout à fait s'en charger, comme elles se chargent, chaque année, de vérifier les comptes des multinationales.
Vous citez à plusieurs reprises le président Lula da Silva comme modèle. Qu'est-ce qui vous inspire cette considération dans son action?
Jean Ziegler : J'éprouve à la fois de l'admiration et de l'inquiétude en considérant les objectifs politiques et l'action du président Lula : de l'admiration parce qu'il est le premier président du Brésil à accepter de reconnaître que son pays compte 44 millions de citoyens gravement et en permanence sous-alimentés et à vouloir mettre un terme à cette situation inhumaine ; de l'inquiétude, aussi, parce qu'avec une dette extérieure de son pays de 235 milliards de dollars Lula n'a pas les moyens d'en finir avec cette situation.
Dans votre livre vous parlez également d'une "reféodalisation du monde". Qu'entendez-vous par là?
Jean Ziegler : Le 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale française ont aboli le régime féodal. Leur action a eu un retentissement universel. Or, aujourd'hui, nous assistons à un formidable retour en arrière. Le 11 septembre 2001 n'a pas seulement fourni à George W. Bush l'occasion d'étendre l'emprise des Etats-Unis sur le monde, l'événement a aussi justifié la mise en coupe réglée des peuples de l'hémisphère Sud par les grandes sociétés transcontinentales privées.
Dans votre livre, vous faites très souvent référence à la Révolution française et à certains de ses protagonistes (Danton, Babeuf, Marat…) : en quoi estimez-vous qu'elle a encore quelque chose à apporter, deux siècles après et dans un monde bien différent?
Jean Ziegler : Lisez les textes! Le Manifeste des Enragés de Jacques Roux fixe l'horizon de tout combat pour la justice sociale planétaire. Les valeurs fondatrices de la république, mieux, de la civilisation tout court, datent de l'époque des Lumières. Or l'empire de la honte détruit jusqu'à l'espérance de la concrétisation de ces valeurs.
Dans votre livre, vous reprochez à la guerre globale contre le terrorisme de détourner des ressources nécessaires à d'autres combats plus importants, comme celui contre la faim. Pensez-vous que le terrorisme soit une fausse menace, cultivée par quelques Etats ? Si oui, qu'est-ce qui vous le fait penser ? Pensez-vous que cette menace n'est pas réelle ou qu'elle mérite un traitement différent?
Jean Ziegler : Le terrorisme d'Etat des Bush, Sharon, Poutine… est aussi détestable que le terrorisme groupusculaire du Djihad islamique ou d'autres fous sanguinaires de ce type. Ce sont les deux faces d'une même barbarie. Elles sont bien réelles l'une et l'autre, puisque Bush tue et que Ben Laden tue. Le problème est l'éradication du terrorisme : il ne peut se faire que par un bouleversement total de l'empire de la honte. La justice sociale planétaire seule pourra couper les djihadistes de leurs racines et priver les laquais des cosmocrates des prétextes de leurs ripostes.
En 2002, vous avez été nommé rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation. Quelle réflexion avez-vous tiré de cette mission ?
Jean Ziegler : Mon mandat est passionnant : dans une totale indépendance - responsable devant l'Assemblée générale de l'ONU et la commission des droits de l'homme -, je dois rendre justiciable, par le droit statutaire ou conventionnel, un nouveau droit de l'homme : le droit à l'alimentation. C'est un travail de Sisyphe ! Il progresse millimètre par millimètre. Le lieu essentiel de ce combat, c'est la conscience collective. Longtemps, la destruction des êtres humains par la faim a été tolérée dans une sorte de normalité glacée. Aujourd'hui, elle est considérée comme intolérable. L'opinion fait pression sur les gouvernements et les organisations interétatiques (OMC, FMI, Banque mondiale, etc.) afin que des mesures élémentaires soient prises pour abattre l'ennemi : réforme agraire dans le tiers-monde, prix convenables payés pour les produits agricoles du Sud, rationalisation de l'aide humanitaires en cas de brusques catastrophes, fermeture de la Bourse des matières premières agricoles de Chicago, qui spécule à la hausse sur les principaux aliments, lutte contre la privatisation de l'eau potable, etc.
Dans votre livre, vous apparaissez comme un défenseur de la cause "altermondialiste", voire comme un porte-parole de ce mouvement. Comment se fait-il que vous interveniez si rarement dans les manifestations "alter" et que l'on ne vous considère généralement pas comme un intellectuel "alter" ?
Jean Ziegler : Comment donc ? J'ai parlé devant 20 000 personnes au "Gigantino" de Porto Alegre en janvier 2003. Je me sens comme un intellectuel organique de la nouvelle société civile planétaire, de ses multiples fronts de résistance, de cette formidable fraternité de la nuit. Mais je reste fidèle aux principes de l'analyse révolutionnaire de classe, à Jacques roux, Babeuf, Marat et Saint-Just.
Vous semblez attribuer tous les malheurs du monde aux multinationales et à une poignée d'Etats (Etats-Unis, Russie, Israël…) : n'est-ce pas un peu réducteur ?
Jean Ziegler : L'ordre du monde actuel n'est pas seulement meurtrier, il est également absurde. Il tue, détruit, massacre, mais il le fait sans autre nécessité que la recherche du profit maximal pour quelques cosmocrates mus par une obsession du pouvoir, une avidité illimitée.
Bush, Sharon, Poutine ? Des laquais, des auxiliaires. J'ajoute un post-scriptum sur Israël : Sharon n'est pas Israël. Il est sa perversion. Michael Warshavski, Lea Tselem, les "Rabbins pour les droits de l'homme" et maintes autres organisations de résistance incarnent le véritable Israël, l'avenir d'Israël. Ils méritent notre totale solidarité.
Pensez-vous que la morale a sa place dans les relations internationales, qui sont plutôt dictées par les intérêts économiques et géopolitiques ?
Jean Ziegler : Il n'y a pas le choix. Ou bien vous optez pour le développement et l'organisation normative ou bien vous choisissez la main invisible du marché, la violence du plus fort et l'arbitraire. Pouvoir féodal et justice sociale sont radicalement antinomiques.
"En avant vers nos racines", exige le marxiste allemand Ernst Bloch. Si nous ne restaurons pas de toute urgence les valeurs des Lumières, la République, le droit international, la civilisation telle que nous l'avons bâtie depuis deux cent cinquante ans en Europe vont être recouverts, engloutis par la jungle.
Depuis le départ des talibans, le Moyen-Orient et le monde arabo-musulman semblent parcourus par une vague de démocratisation plus ou moins spontanée (élections en Afghanistan, en Irak, en Palestine, ouverture de la présidentielle à d'autres candidats en Egypte…). Comment jugez-vous cela et pensez-vous que la démocratie puisse s'exporter dans ces pays ? Ou croyez-vous qu'ils sont condamnés à avoir des régimes despotiques ?
Jean Ziegler : Il ne s'agit pas "d'exporter la démocratie". Le désir d'autonomie, de démocratie, de souveraineté populaire est consubstantiel à l'être humain, quelle que soit la région du monde où il est né. Mon ami le grand sociologue syrien Bassam Tibi veut une existence en démocratie et y a droit. Or, depuis trente ans, il vit en Allemagne, en exil de la dictature effroyable qui sévit dans son pays. Elias Sambar, écrivain palestinien, un autre de mes amis, a droit à une Palestine libre et démocratique, non pas à une Palestine occupée, ni à une vie sous la férule d'islamistes obscurantistes. Tibi, Sambar et moi voulons la même chose et y avons droit : la démocratie. Le problème: la guerre froide, l'instrumentalisation des régimes en place par les grandes puissances, enfin la lâcheté des démocrates occidentaux, leur manque de solidarité active et réelle font que les tyrans du Moyen-Orient, d'Arabie Saoudite, d'Egypte, de Syrie, du Golfe, d'Iran ont pu durer jusqu'à aujourd'hui.
Gian Paolo Accardo
Le ton de l'homme est impressionnant. L'interview dans la chaîne de télévision TV5 se situe à une heure de grande audience.
Ecoutez ce que dit cet homme, lisez son livre diffusez son message. Il en va de votre avenir d'être humain :
01:10 Publié dans actus internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fmi, faim, crime, famine, Jean Ziegler : "Nous allons vers une reféodalisation du monde"
15.05.2008
Les Béninois de moins en moins portés vers le ménage polygamique
La polygamie commence à perdre du terrain au Bénin, ce type de mariages étant de plus en plus considéré comme relevant de « pratiques ancestrales », même dans la tranche d'âge des quinquagénaires.
La polygamie « n'est plus de la norme au Bénin », révèlent les résultats de la troisième enquête démographique et de santé, réalisée en 2006 par l'institut national de la statistique et de l'analyse économique (INSAE).
« Entre 1996 et 2006, le taux de polygamie a baissé de 8 points chez les femmes, passant de 50 à 42 pour cent, en 10 ans ». cette baisse est de 3 points entre 2001 et 2006.
Selon la même source, la pratique perd du terrain chez les hommes, où elle est passée de « 33 pour cent en 1996 à 29 pour cent en 2006 », même parmi les plus de 64 ans ».
La sociologue Gisèle Hounkpatin évoque trois raisons, pour expliquer le rapport des jeunes au mariage à plusieurs épouses.
« Autrefois, la polygamie permettait aux familles de se doter de bras valides comme main d'?uvre gratuite, pour les activités champêtres », a-t-elle indiqué.
De nos jours, a-t-elle ajouté, l'agriculture n'attire plus ni les femmes, ni les enfants « utilisés » comme main d'?uvre au profit exclusif des chefs de familles nombreuses.
Pour Madame Hounkpatin, cette contrainte est doublée des obstacles financiers, l'entretien des épouses étant rendu plus difficile par le renchérissement du coût de la vie.
« Aujourd'hui, au Bénin, a-t-elle souligné, nul n'est polygame sans un minimum de moyens financiers. La charge que constitue à nos jours la polygamie exige des moyens financiers hors de portée des jeunes Béninois », notamment en tenant compte des niveaux de salaires, de ceux qui travaillent.
L'arsenal juridique est un dernier écueil et pas le moindre. Depuis l'entrée en vigueur, le 24 août 2004, de la loi portant code des personnes et de la famille, seul le mariage monogamique est reconnu au Bénin.
« Auparavant, les hommes pouvaient épouser deux ou trois femmes et ces différents mariages étaient célébrés par le maire. Ce qui imposait, à l'Etat de faire jouir à toutes les conjointes, les mêmes avantages du mariage », a rappelé Gisèle Hounkpatin.
Les nouvelles dispositions juridiques ne permettent la reconnaissance par l'officier d'Etat civil, que d'une seule union, donc des droits reconnus à une seule épouse. Une manière de lutter contre les conflits liés aux droits successoraux en cas du décès du mari.
source :APANEWS
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09.05.2008
8 Mai 1945 : L’Algérie commémore le 63e anniversaire des massacres de Sétif et Guelma
Soixante trois années après ces massacres, l'ancienne puissance coloniale n'a toujours pas reconnu les crimes commis en son nom durant cette période même si un début de reconnaissance a été esquissé par des officiels français qui ont qualifié ces évènements de «tragédie inexcusable».
La responsabilité de la France de ses crimes coloniaux a été soulignée récemment par l'ambassadeur français en Algérie, Bernard Bajolet, qui a qualifié de «massacres» les atrocités commises contre le peuple algérien durant les sombres journées de mai 1945, principalement à Sétif, à Guelma et à Kherrata et leurs régions limitrophes.
M. Bajolet, qui s'exprimait devant des étudiants à Guelma, a reconnu que qui a marqué pour le monde (à) la fin du régime nazi (à) , dans cette ville.
Ce disant, le diplomate français a, selon des observateurs, franchi un pas supplémentaire dans ce que des historiens contemporains ont appelé «la guerre des mémoires». Son prédécesseur, en poste en Algérie, M. Hubert Colin de la Verdière, avait, lui, en février 2005, à Sétif, qualifié ces massacres, de «tragédie inexcusable» pour le colonialisme français.
D'autre part, M. Bajolet a soutenu que ces journées «ont fait insulte aux principes fondateurs de la République française et marqué son histoire d'une tache indélébile», assurant que son pays «n'entend plus les occulter» et que «le temps de la dénégation est terminé».
Les journées de mai 1945 avaient vu s'abattre sur les populations algériennes sans défense une féroce campagne de terreur d'Etat. Des massacres à grande échelle auxquels prirent part la marine et l'aviation française, avec des moyens lourds, avaient fait des dizaines de milliers de victimes qu'aucune comptabilité n'arrivera à dénombrer avec exactitude, même si la mémoire nationale a retenu le nombre symbolique de 45.000 morts.
Un nombre inconnu de corps de victimes innocentes de tout âge étaient jetés dans les fours à chaux près de Guelma, alors que des milliers d'autres étaient balancés dans des oueds et depuis des ravins pour être ensevelis incognito.
En réaction à la déclaration de l'ambassadeur français, la Fondation du 8-Mai 1945 a noté dans ses propos un «pas supplémentaire» qui est «franchi par l'Etat français dans la reconnaissance des crimes commis en son nom durant la période coloniale». C'est «une tentative d'assainir, par l'apaisement des esprits, les relations bilatérales qui nouent les deux pays et qui tendent avantageusement à les améliorer».
Pour sa part, l'historien français Benjamin Stora a estimé que «la France reconnaissait officiellement et pour la première fois sa responsabilité», arguant que «non seulement l'ambassadeur a qualifié les faits, en parlant de massacres, mais il a reconnu la très lourde responsabilité des autorités françaises de l'époque dans ce déchaînement de folie meurtrière (ayant fait) des milliers de victimes innocentes».
Cette relative «évolution» dans la «décolonisation de l'histoire», à l'actif de l'ancien occupant, est cependant reléguée au second plan par cette nouvelle loi sur les archives privées relatives à la période coloniale, votée récemment par le Parlement français qui a prorogée de plusieurs décennies leur ouverture au public.
00:41 Publié dans actus africaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 8 mai 45, indigenes de la republique, Guelma, Setif